Et si vous écriviez une page d’histoire pendant vos vacances ? L’été 2023 sera historique ! Le Musée National de la Préhistoire aux Eyzies célèbre son centenaire et déploie son programme alléchant.

Pour cet évènement, l’équipe culturelle du musée met les petits plats dans les grands afin de célébrer à sa juste valeur ce lieu mythique. 100 ans dans l’histoire de l’humanité, ce n’est pas grand-chose… En revanche, un siècle de préservation, d’expositions et de recherches au cœur du vivier archéologique qu’est la vallée de la Vézère vaut bien le détour.

C’est en 1923 qu’ouvrent officiellement au public les premières salles d’exposition du musée dans le château des Eyzies. Il a été acquis en 1913 par l’État, sous l’impulsion de Denis Peyrony, ancien instituteur devenu par passion préhistorien puis inspecteur des Monuments Historiques.

Le but ? Le restaurer et y installer un “dépôt de fouilles”, abondantes dans la région, et surtout lutter contre leur dispersion en France et à l’étranger. Bonne pioche, car près d’un siècle plus tard, ce sont plus de 60 000 visiteurs par an qui viennent découvrir collections, conférences et ateliers consacrés au berceau de l’Humanité. Au fil des décennies suivantes, le musée s’empare de la totalité du château. En 2004, le nouveau musée imaginé sous la houlette de l’architecte Jean Pierre Buffi, sous la direction de Jean-Jacques Merle voit le jour. Labellisé “Architecture contemporaine remarquable”, le lieu joue avec les lignes et l’insertion dans le paysage calcaire. Les anciennes salles du château deviennent les réserves du musée.

Cet été, c’est donc une pléthore de manifestations et d’événements qui célèbrent l’histoire fantastique du site. D’abord, une reconstitution d’une des premières salles du musée au début des années 20 imaginées par le fondateur du musée permet d’appréhender les intentions pédagogiques de ce dernier. Une installation temporaire “Le Musée sort de sa réserve” mettra à l’honneur les gisements périgourdins mis à jour par Denis Peyrony. Toujours au cœur de l’actualité scientifique, ils sont encore étudiés et remis en perspectives par les nouvelles avancées et méthodologies actuelles. Au cours de l’été, un cycle de conférences “les nocturnes” de l’abri Pataud et du MNP sur le thème “les pionniers de la Préhistoire”, des projections mapping sur la falaise, en collaboration avec la municipalité des Eyzies, des ateliers pour enfants… bref, une programmation réjouissante et riche.

« Autant de souvenirs suggérés par chaque pièce et qu’on ne saurait faire revivre ailleurs. C’est sous cette impression qu’a germé en moi l’idée de la création d’un musée de la Préhistoire aux Eyzies. » Denis Peyrony, discours inaugural du musée le 30 septembre 1923.

Autre événement phare : la parution du journal quotidien et personnel de Denis Peyrony (de 1912 à 1948), acquis par le Musée National de la Préhistoire et édité par MKF Éditions. Ce dernier, retranscrit par Elena Paillet, est annoté par différents scientifiques et retrace plusieurs décennies de travaux.

Et pour ceux qui s’attardent en vacances, lors des Journées Européennes du Patrimoine, le conférencier Jean-Pierre Chadelle nous racontera l’histoire de la Préhistoire et le 30 septembre se tiendra la journée anniversaire de l’inauguration du musée.

En bonus, nouveautés autour de la muséographie extérieure avec l’inauguration après l’été d’un nouveau parcours de visites : l’histoire du château des Eyzies, l’abri du château (site exploré par Denis Peyrony dans les années 20) qui livre les résultats d’une nouvelle opération de fouilles menées en 2022, un retour sur la genèse de la statue “l’Homme primitif” de l’artiste Paul Dardé, réalisée en 1931 qui surplombe la Vézère.


Infos pratiques

MUSÉE NATIONAL DE LA PRÉHISTOIRE
1 Rue du Musée
Les Eyzies
05 53 06 45 45
musee-prehistoire-eyzies.fr


Publireportage par Maud Pilat detto Braïda