La programmation estivale du centre culturel de Boulazac s’annonce passionnante. Au menu, le concert du pianiste Baptiste Trotignon pour un trio de jazz inédit, le spectacle de haute voltige du CirkVOST et l’expo photo de Kristof Guez qui s’est penché sur l’évolution de nos territoires.

Saviez-vous que le trapèze volant était une spécialité française développée au milieu du XIXe siècle par un certain Jules Léotard, acrobate du cirque Napoléon à Paris ? D’ailleurs, la renommée de cette légende de la piste fut telle qu’aujourd’hui encore, le justaucorps des trapézistes ou des acrobates se nomme… un « léotard ». Pourtant, la discipline a évolué. Mieux, elle s’est transformée en un art à part entière sous l’impulsion de quelques compagnies pionnières, à l’image des « Arts Sauts », dissoute en 2007. Un flambeau repris par le CirkVOST depuis une petite quinzaine d’années et dont le nom se veut un clin d’œil à la dimension cosmopolite originelle du collectif. Dans cette déclinaison du « nouveau cirque », comme on l’appelle, plus de numéros qui font de la prouesse physique un horizon indépassable, mais la recherche d’un scénario qui se construit à travers une réflexion sur l’espace et une influence manifeste des autres arts vivants.

« Hurt me tender », qui sera présenté sous chapiteau à Boulazac du 13 au 24 juillet, a ainsi été conçu comme un spectacle à part entière, avec une scénographie mûrement réfléchie, comme le précise Benoît Belleville, l’un des voltigeurs du CirkVOST : « Nous voulions montrer que dans notre métier, l’investissement corporel est à la fois source de douleur et quête de tendresse. Il y a là un va-et-vient permanent, comme dans la vie. » Le fil rouge, lui, est assuré par la présence d’un voltigeur qui prend place parmi le public et qui va traverser la totalité des tableaux créés, en étant tantôt acteur, tantôt spectateur. Quant aux musiciens jouant en live, ils font partie intégrante du spectacle en exprimant, sur un registre tour à tour saturé ou planant, la tension existentielle qui anime cet éloge violent de la tendresse.

« Nous voulions montrer que dans notre métier, l’investissement corporel est à la fois source de douleur et quête de tendresse. Il y a là un va-et-vient permanent, comme dans la vie. »


Infos pratiques

CIRQUE | TOUT PUBLIC | À PARTIR DE 6 ANS SOUS CHAPITEAU PLAINE DE LAMOURA MARDI 13 JUILLET (+INTRO MUSIQUE) | 20H JEUDI 15 JUILLET | 21H VENDREDI 16 JUILLET | 21H MARDI 20 JUILLET | 21H JEUDI 22 JUILLET | 21H VENDREDI 23 JUILLET | 21H SAMEDI 24 JUILLET | 21H DURÉE 1H 


Publireportage par Frédéric Lacoste – Crédit photos – Hurt me Tender, Photo : © Philippe Cibille

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