La distillerie Clovis Reymond, à Villamblard, est devenue une véritable institution du goût en Périgord. La date de sa fondation, 1834, lui confère une authenticité inégalable.

La patine des décennies est une chose respectable, mais elle ne suffirait pas à faire de la distillerie un tel fleuron gourmand si son savoir-faire s’était perdu dans les affres de l’industrialisation du XXe siècle. Les équipes qui s’y sont succédé ont su conserver la quintessence des recettes développées en famille.

Au départ de l’aventure, il y eut l’aubergiste Louis Reymond, qui sut faire fructifier sa licence de bouilleur de cru, jusqu’à encourager son fils Clovis à fonder la distillerie. Clovis, dont le prénom se référait au surnom de son père, aimait à se faire représenter sur les étiquettes de ses premières bouteilles, coiffé d’un haut-de-forme, louche à la main tandis qu’il émergeait d’un bol de punch enflammé, toujours produit de nos jours ! 

Le joyeux précurseur était sans doute loin de s’imaginer que, presque deux siècles plus tard, le style désuet des fameuses étiquettes de l’entreprise serait encore pour beaucoup dans le succès visuel des bouteilles. Entre-temps, ces étiquettes ont été agrémentées de reproductions de multiples médailles, récoltées par les produits Clovis Reymond dans les salons spécialisés.

Si ses fondateurs se sont depuis longtemps éclipsés au paradis des saveurs, la distillerie est toujours l’affaire de la même famille, dont la lignée a bifurqué vers le patronyme Marty. Six générations de fidélité à la passion initiale, qui dit mieux ? Cette continuité permet sans nul doute de pérenniser l’authenticité qui préside aux destinées de la maison. Que l’on pénètre dans la boutique à la façade de bois peint idéalement surannée, ou un peu plus haut dans la distillerie elle-même, on prend tout de suite la mesure de l’empreinte du temps et de la persévérance sur la réussite de la petite entreprise.

Des alambics d’origine, au ventre bombé, scintillent encore de tout leur cuivre. Ils font le bonheur des visiteurs, en particulier en été, avec un afflux jamais démenti de touristes. Le passage à la boutique permet ensuite à ces derniers de découvrir l’étendue de la gamme qui a pris naissance dans la distillerie : fruits à l’alcool, apéritifs, eaux-de-vie, liqueurs. La star première, la prune à l’eau-de-vie, continue sa carrière emblématique. Depuis les années trente s’est étoffée une gamme de sirops, dont le design plaisamment rétro met d’emblée l’eau à la bouche. 

La tradition n’empêche pas l’innovation, et chaque année voit son lot de nouveautés, comme dernièrement un apéritif à base de pamplemousse et d’orange. Dans la boutique, l’offre alléchante s’étend aux productions d’autres artisans périgourdins. Et si l’on trouve également les produits Clovis Reymond dans plusieurs commerces partenaires, depuis quelques années un autre point de vente directe s’est développé à Saint-Jean-de-Côle : avis aux gourmets du Périgord vert.


Infos pratiques

  • Maison Clovis Reymond
  • 49, rue Gabriel-Reymond – 24140 Villamblard – https://www.clovisreymond.com
  • Ouvert du mardi au vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 18h, le samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h.
  • Boutique de Vilamblard : juillet et août ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 12h et de 14h à 18h.
  • Boutique éphémère de Saint-Jean-de-Côle – juin et septembre : du mercredi au dimanche de 11h à 19h. Juillet et août du lundi au dimanche de 11h à 19h.

Publireportage par Hervé Brunaux – Photos © Laurent Pareau